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Et j'attends la fin de la nuit avec impatience. (Adriel)

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MessageSujet: Et j'attends la fin de la nuit avec impatience. (Adriel) Mar 31 Aoû - 0:51

    Je me réveille en sursaut. Toujours ce même cauchemar qui me hante et qui fait de chacune de mes nuits un moment que j'ai envie de repousser encore et encore. Ce cauchemar, toujours le même, celui où je me trouve debout au milieu d'une pièce au murs peints de blanc, pas une seule fenêtre, juste une porte qui s'ouvre brutalement et quelqu'un qui entre. Un homme vêtu tout en noir dont il m'est totalement impossible de reconnaître le visage. Cet homme porte un fusil, il le pointe sur moi et une sensation bizarre m'envahit. Cet homme me tue et là je me réveille. Je suis en sueur, essoufflée, j'ai les yeux pleins de larmes mais je me retiens parce que je réalise que ça n'était pas réel. Je me redresse dans mon lit et regarde autour de moi, l'aube est déjà là depuis longtemps et les rayons du soleil traversent le store de ma chambre. Il est déjà quatorze heure. Je me lève, lentement, et me dirige vers la cuisine. Le silence est présent, il me fait presque peur, c'est pourquoi j'allume la télévision avant de me préparer un café. Aujourd'hui, rien de prévu, dommage avec ce temps. L'idée d'aller faire du shopping me traverse l'esprit mais je n'ai aucune envie d'y aller seule, alors je chasse cette idée et opte plutôt pour rejoindre Adriel. N'importe où, ça m'est égal, je veux juste le voir. Je m'empresse de lui envoyer un texto avant qu'il n'ait quelque chose de prévu, en espérant qu'il aura du temps pour moi. Mon cousin et moi ne nous voyons pas très souvent, moins qu'avant en tout cas. Ce qui est normal, puisqu'il a sa vie et j'ai la mienne. Mais le voir quelques fois me fait beaucoup de bien. Ça me permet de me souvenir de certains moments que j'ai passé avec lui lorsque nous étions petits. C'était le bon vieux temps, l'époque où je voulais grandir vite, alors qu'aujourd'hui j'aimerais repartir dans l'enfance. Quand on est enfant tout est simple, et ça l'était avec Adriel, même si ça l'est toujours mais d'une autre façon. Texto envoyé, café avalé, je file prendre ma douche et m'habiller. À la vue du ciel bleu et du soleil qui tape, j'opte pour une robe légère et noire, ainsi que des sandales blanches. Devant mon miroir, je brosse mes cheveux soigneusement pendant quelques minutes puis je maquille mes yeux de noir. On peut apercevoir sur mon visage que j'ai passé une mauvaise nuit, mais j'essaye un peu de cacher ça. Lorsque je suis enfin prête, je sors de chez moi, sac en main, referme la porte et me rend au "Venezia Café".

    Assise à ma table habituelle, j'ai déjà commandé mon cappuccino et je regarde à l'extérieur les gens qui passent. Des gens font la queue devant le cinéma, tous semblent agités et il y a beaucoup d'enfants. Soudain j'aperçois Adriel au loin, qui se dirige vers le café. N'étant pas très sûre qu'il allait venir, je sourit un instant, je suis soulagée de le voir.
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MessageSujet: Re: Et j'attends la fin de la nuit avec impatience. (Adriel) Mar 31 Aoû - 1:52




J'ai toujours eu tendance à penser que la famille c'était sacré. Après tout j'ai vécu plus de vingt ans de ma vie avec mes parents et ils m'étaient à l'époque très proches et importants à mes yeux. Toujours à ce jour, évidemment, mais j'ai appris à vivre sans eux. Je ne ressens pas le besoin de les appeler chaque jour où de retourner chez moi tous les week ends. C'est peut être depuis le moment où j'ai réalisé ça que j'ai commencé à me sentir en adulte. Ça a commencé dès mon arrivée à Rome. Il y a maintenant plus de cinq ans. Je découvrais l'inconnu, je débarquais dans une ville que je ne connaissais à peine avec le nom d'un café dans le tête, et une fille dans le cœur. Ce qu'on peut être imprévisible quand on est jeune. Quoique je referais les mêmes choses à nouveau si l'occasion se présentait. Même avec le recule que j'ai actuellement. Ça m'a appris, ça m'a fait grandir. J'ai découvert l'amour et tout ce que ça pouvait impliquer. Comme par exemple le mariage, ainsi que le divorce. Je ne vais pas vous raconter ma vie sentimentale pathétique, elle est assez célèbre comme ça. Aujourd'hui j'ai plus envie de vous parler de ma famille. Quand j'ai quitté mes parents, ceux ci ont réalisé que j'avais une nouvelle ligne de vie qui se traçait devant moi. Je ne serai pas l'héritier de leur empire de luxe. J'étais bien parti pour, mais la passion l'a emporté sur la raison. Je suis devenu auteur de best-sellers à la place. C'est pas une carrière trop dégueulasse non plus avouez. Nombreux sont les parents qui rêveraient que leur fils ait la même carrière que moi. Hélas tout le monde n'a pas mon talent. Oui je me lance des fleurs ; et alors ? Tout ça pour dire que lorsque mes parents ont vu ce que je devenais, ils ont décidé qu'il leur fallait un nouvel héritier. Et hop ! Neuf mois après mon départ de Barcelone voilà que je gagnais une petite sœur. Elle était adorable. J'espère pour tout le monde qu'elle comblera les désirs de mes parents. Ils se feront trop vieux un jour pour continuer la lignée des héritiers Castellano i Salinas. J'en reviens à ma petite sœur. Le seul regret que j'ai d'avoir quitté mon pays, c'est de ne pas pouvoir la connaître et de devenir le grand frère que j'ai toujours rêvé d'être. Seulement, en y repensant, je me rends compte que je l'ai été. Lorsque j'étais plus jeune, je passais le plus clair de mon temps – lorsque l'occasion se présentait – avec ma cousine, Joy. Elle avait le même problème que moi avec son premier prénom et se faisait appeler par son second. Avec une telle caractéristique on était fait pour s'entendre. En Espagne on s'adorait. Elle habitait Madrid, moi Barcelone, mais la rivalité entre ces deux villes n'existaient pas entre nous. On était juste cousins. Voire frère et sœur. En effet, de quelques années plus jeunes que moi, j'avais l'impression que Joy était comme la petite sœur que je n'avais pas à l'époque. Je la protégeais, je lui enseignais des choses de la vie auxquelles elle n'avait pas encore gouté, etc. Je pensais ne plus jamais pouvoir faire ça lorsque j'arrivai à Rome. Je m'étais bien trompé. Ma chère cousine finit par suivre mon chemin et débarqua dans ma ville d'accueil. Sans me prévenir bien sûr. Quelle surprise se fut. Maintenant on essaie de se voir le plus possible. Notre relation n'a rien à voir avec celle de notre enfance, mais elle nous convient. Dès qu'on peut et dès qu'on en ressent le besoin, on se donne rendez vous dans un café et on ressasse le passé. Comme aujourd'hui.

Plus tôt dans la matinée j'ai reçu un sms qui me sortit du lit. Enfin, du canapé. La nuit derrière je m'étais endormi comme une m*rde dans le séjour de l'hôtel particulier dans lequel je vivais avec mon meilleur ami. Allez savoir comment c'est arrivé. Mais à en juger par l'avancement de mon prochain roman, je pense que j'ai du bosser dessus toute la nuit. C'est pas plus mal me direz vous. Bref, le charmant bip de mon portable me sortit de mon sommeil et c'est sans joie que j'ai dû me lever. Tenté par la vision de mon téléphone voler à travers toute la pièce, je me retins finalement en voyant que la personne responsable de ce bordel matinal était ma cousine Joy. Elle voulait passer un moment avec moi. Comment refuser ? Je répondis brièvement que je serai là au rendez vous, puis j'allai me préparer. Le problème c'est qu'au fond de moi je devais être une femme. Je mettais toujours de heures à me préparer à sortir. Je suis surement trop perfectionniste. Mais ça vaut mieux quand on se proclame écrivain. Enfin je me suis pas auto-proclamer écrivain non plus. C'est plutôt tous les journaux du coin ou les critiques littéraires. « L'écrivain de la décennie » qu'il m'appelle. Et après on se demande pourquoi j'ai les chevilles qui enflent. Comment rester placide quand on sait qu'on vous voit ainsi ? Non mais sérieusement. À cause de ça j'étais aussi souvent obligé de me déguiser pour ne pas être harcelé par les fans dans la rue. Quelle idée de placarder des affiches géantes avec ma tête aussi... « Le dernier roman de L. Adriel Castellano est disponible dans toutes les librairies ». On pourrait pas mettre la couverture du livre plutôt que ma tête ? Mais bon, on dit que c'est vendeur. Qu'est ce qu'on ferait pas pour l'argent ? Finalement, pour rester un tant soit peu incognito dans la ville, je sortis avec des lunettes aviateur sur le nez qui ne jurait pas vu le soleil dans le ciel. C'est dingue comme je peux être attirant même quand j'essaie de me cacher...

J'arrivai finalement au point de rendez vous, le Venezia Café sur la place de Venise. Je sais, c'est pas très original mais que voulez vous. Dès que j'entrai dans la pièce je vis Joy, assise à sa table habituelle. Je m'installais à peine qu'une serveuse s'approcha de moi pour prendre ma commande. Je n'avais même pas encore pu saluer ma cousine. Je me débarrassai vite de la serveuse en demandant un Irish coffee. Pas très orthodoxe dès le matin, mais au moins ça a le mérite de réveiller. Enfin libre, je réussis enfin à adresser la parole à ma compagne.

ADRIEL« Désolé du retard. » dit-je enfin en souriant à Joy. Je ne savais pas vraiment si j'étais à l'heure ou pas, mais dans le doute et à cause d'un automatisme, je préférai m'excuser. « Comment ça va ? Tu as une mine affreuse. » repris-je sans gêne. Nous étions tous les deux assez proche pour accepter de telle remarque. Et après tout, c'était vrai. On aurait dit qu'elle avait passé le même nuit que moi, allongé sur un canapé, un ordinateur portable sur les genoux. Heureusement pour moi on ne voyait pas que j'avais si peu dormi grâce aux lunettes de soleil que j'avais sur le nez.

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Et j'attends la fin de la nuit avec impatience. (Adriel)

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