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pif paf pouf « aouch

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MessageSujet: pif paf pouf « aouch Mer 8 Sep - 14:35

    Il était 17h30 à sa montre, la journée s'arrêterait dans une note délicate. Le dernier dossier qu'Almira avait traité concernait l'affaire d'un viol, ramenant à la surface tant de vieux souvenirs. Elle n'avait eu que vent de cette cliente venue contacter Me Zachinetti, mais le dernier courrier qu'elle venait de rédiger la rappelait à l'ordre. Son avocat de patron prenait en charge le dossier et sous peu, Almira verrait défiler devant son bureau, à tour de rôle, la jeune femme en question, sa famille et ses amis, pour apporter à son patron les éléments nécessaires à sa défense lors du procès qu'elle ouvrirait contre le violeur. Une histoire en rien similaire avec ce qu'elle avait vécu, et ce n'était, en 7 ans de bons et loyaux services, pas la première fois qu'elle avait affaire à ce genre de dossier, mais les souvenirs ne s'arrêtaient jamais de remonter. Dès qu'ils le pouvaient, ils brûlaient sa gorge, la rendant douloureuse au toucher et prêtant un goût amer à tout ce qu'elle avalait. Almira avait l'habitude de ce feu dans l'estomac, de cette plaie ouverte dans le coeur qui ne cessait de saigner, mais elle n'arrivait pas encore à calmer les soubre sauts liés au stress qui animaient ses mains lorsqu'elle tappait à l'écran "Concerne : Le viol de Madame..." ! Tant de fois elle s'était imaginé portant plainte contre Nichola, et tant de fois elle en avait rapidement conclu que tout était bien mieux ainsi. Elle, loin de sa famille et lui, sûrement avocat à l'heure d'aujourd'hui. Elle savait que leur chance de se retrouver étaient minimes, surtout à Rome, et c'était bien entendu la raison principale qui l'avait poussé à venir s'y installer. Combien de chance résidait dans le fait qu'elle pouvait tomber nez à nez avec son passé dans une ville aussi gigantesque et affluante ? Aucune ! Et ce fut sur ce triste constat qu'elle classa sa lettre dans le classeur adéquat, qu'elle en fit une copie pour son patron et qu'elle glissa l'original dans une enveloppe qu'elle posterait en partant, avec toutes les autres lettres qu'elle avait rédigées tout au long de sa journée. Elle ferma son ordinateur et pris le temps de rajuster ses lunettes sur son nez, de remettre en place la bretelle de son soutien-gorge qui ne cessait de tomber et de défroisser sa jupe noire. En se levant, elle prit même la peine de contempler son reflet dans la vitre, d'esquisser un sourire et puis, de se rendre dans le bureau de Me Zachinelli.

      ALMIRA — Bonne soirée Maître.
      ME ZACHINELLI — Bonne soirée Almira.


    Elle tourna les talons, mais fut immédiatement stoppée net dans son mouvement par la voix de son patron qui s'adressait à elle avec un énorme sourire. Elle tourna le visage en sa direction et ne put se retenir de lui sourire à son tour.

      ME ZACHINELLI — Au fait Almira. Je vous ai déjà demandé cent fois, appelez moi Vittorio.
      ALMIRA — Désolée. C'est l'habitude, je suppose. Bonne soirée Vittorio


    Elle avait lourdement insisté sur le prénom de son patron, donnant ainsi l'impression qu'elle n'oublierai plus à l'avenir. Mais elle se sentait encore trop distante par rapport à lui pour oser le traiter comme un camarade, une marque de respect rattachée à ses valeurs qui l'obligeait à considérer son patron comme quelqu'un de hiérarchiquement supérieur.

    Le soleil luisait encore dans le ciel même s'il n'était plus aussi intense qu'à midi. La douce chaleur permettait tout de même aux habitants de Rome de marcher dans les rues simplement vêtus de t-shirt et de pantacourt. Almira avait enfilé un tailleur beige qu'elle affectionnait tout particulièrement, lui donnant à la fois cet air sexy et sérieux propre à sont ravail. Elle avait rattaché ses cheveux en un chignon tiré derrière son crâne et venait de troquer ses lunettes de vues pour des lunettes de soleil simple. Elle portait sous le bras les différents courriers qu'elle posterait une fois devant la case postale jaune, qui se trouvait à quelque pas du palais de justice, son lieu de travail. Elle fit quelque pas dans la ruelle avant de retrouver ses habitudes, encore un peu sonnée par ce dernier dossier. Et lorsqu'elle arriva devant la case postale, quelqu'un s'y tenait déjà. Elle attendit patiemment que le jeune homme en question termine mais ce qu'elle n'avait pas calculé fut l'impact qui la heurta lorsqu'un autre jeune homme la bouscula de plein fouet. Lâchant prise et courrier, elle s'affala contre la façade de la maison qui se tenait à ses côtés et senti aussitôt les mains douces du percuteur qui tentait de la relever. Un peu sonnée, elle sourit tant bien que mal en cherchant le visage de Vincenzo du regard avant de lui dire, calmement.

      ALMIRA — Ce n'est rien, tout va bien... Ne vous inquiétez pas !
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